Le grand Jean Malaurie est au cœur d’une somptueuse BD de Makyo et Bihel : « Malaurie, l’appel de Thulé »

De sa rencontre à la fin des années 40 avec les Inuits, naît un profond respect pour leur culture et leur approche de la spiritualité. Avec cette biographie dessinée, les auteurs expriment avec force le plaidoyer de Malaurie pour la sauvegarde d’un peuple dont la disparition pourrait préfigurer la notre.

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Jean Malaurie, ethno-historien, géographe spécialisé en géomorphologie et écrivain. © AFP / PHILIPPE MATSAS / OPALE / LEEMAGE

À 98 ans le géographe Jean Malaurie est loin d’avoir baissé les bras, infatigable lanceur d’alerte sur l’état de la planète et la nécessité de préserver le Groenland et les pôles de l’avidité des hommes blancs, cet explorateur intrépide est un trésor national comme dirait les Japonais.

En 1955 , la parution de son premier livre sur les Derniers rois de Thulé a marqué la création de la magnifique collection Terre humaine qu’il voulait ouverte aux  minorités et aux récits  de vie du monde entier et dans laquelle depuis, les plus grands savants et intellectuels s’honorent  d’être publiés

Aujourd’hui Malaurie est le héros d’une  passionnante bande dessinée signée  Pierre Makyo et Frédéric Bihel  publiée chez Delcourt, c’est le récit précisément documenté par l’explorateur lui-même de son premier séjour chez les populations du Nord Groenland durant une année en 1950 et  1951;  Malaurie n’a alors que 28 ans ,il est seul sans matériel et ne parle pas la langue des Inuits.

Durant ce long et terrible premier hiver on le suit pas à pas dans ce qui apparaît comme une épreuve initiatique aboutissant à la renaissance d’un homme

Ce livre  Malaurie, l’appel de Thulé, par delà  les histoires incroyables d’un exploit hors norme , nous rappelle l’enjeu vital qui se joue dans cette terre, hélas, de moins en moins de glacée…